Paris S2E25 : Stay tuned

GYOZA BAR

Dans le très touristique quartier des Grands Boulevards, je vous propose un resto loin des chaînes classiques. Passage des Panoramas, le Gyoza bar fait fureur depuis le début de l’année ! Ce bar à raviolis sort tout droit de l’imagination du chef Schinichi Sato, chef de 34 ans du restaurant gastronomique Passage 53 voisin. C’est une salle minimaliste, très épurée et minérale, comprenez un simple rectangle dont les murs sont habillés de parements pierre type ardoise avec au centre un grand comptoir en bois de 12 places, organisé autour des plaques chauffantes du chef. Le Gyoza, c’est un ravioli grillé d’un côté et moelleux de l’autre (cuit à la vapeur), traditionnellement servi les jours de fête et farci de porc, de chou chinois proche du poireaux, et de gingembre. Ici ils sont à base d’échine et de poitrine de porc de Dordogne vendue par Hugo Desnoyer et de chou de chez Joël Thiébault.

Ils sont cuits dans des plaques en fonte à haute température en l’espace d’une dizaine de minutes. Ils sont servis par 8 ou 12 pièces avec une sauce ponzu maison à base de soja et d’agrumes (citron-pamplemousse). J’ai bien aimé leur farce fondante. La texture de la pâte était parfaite, bien croustillante et moelleuse ! Je vous les recommande vivement, vous pourrez les accompagner d’un bol de riz, de soja mariné et d’une bonne bière Yebisu ! Cerise sur le ravioli, les prix sont abordables et les serveuses japonaises très souriantes. La rumeur court qu’une salle au sous sol offrirait davantage de couverts, en attendant il faut faire la queue mais ce n’est pas très long !

NÉON

Le néon, c’est le thème de l’expo d’art contemporain de la Maison Rouge (dans le 11ème), fondation privée créée par un collectionneur passionné, Antoine de Galbert. Elle accueille en ce moment la première exposition internationale consacrée donc au néon dans l’art des années 1940 à nos jours. Le tube néon existe depuis cent ans tout juste, il a été mis au point en 1912 par le physicien et chimiste français Georges Claude. Inventé pour les besoins de la publicité, il a très vite été utilisé par les artistes, comme les pionniers Gyula Kosice et Lucio Fontana. Une centaine d’œuvres sont exposées et certaines sont inédites, de François Morellet, Sylvie Fleury, Claude Lévêque, à Joseph Kosuth. À travers les installations c’est l’histoire du néon qui est racontée. L’expo est accessible à tous et la scénographie est séduisante, elle m’a rappelé l’expo de Morellet à Pompidou. J’ai apprécié les œuvres et installations qui nécessitent une exploration, quand il faut guetter le reflet d’un message fluorescent pour le comprendre. Si vous ne connaissez pas la Maison Rouge, allez-y car j’y ai découvert l’art de la couleur et de la lumière sous un autre angle.

ROCKETSHIP

Plus fort que Starbucks et ses produits dérivés, il y a Rocketship, une boutique-café, rue Henri-Monnier dans le 9ème. Le merchandising est parfaitement orchestré : une vitrine colorée, de la vaisselle en acier émaillé et des lampes éclectiques. Dans un coin derrière un petit bar, Benoît (le patron souriant) en tablier vous propose un café ou un chai latte. De l’autre côté de la pièce, on trouve tous ces objets attirants utiles ou pas. Des tampons encreurs, des lapins en feutrines, des imprimés en lin, des suspensions en fil de fer, des abats jours en zinc, des cahiers en papiers recyclés, des affiches pleine d’humour, des photos noir et blanc, des objets de l’art de la table et tous les ingrédients et accessoires pour se faire un bon café. Chaque bibelot est fabriqué par des artistes ou des artisans et par petites séries. La sélection change régulièrement. Certains sont 100% made in France. L’histoire de chaque objet vous sera raconté par le patron si vous y montrez un peu d’intérêt. Côté prix ça va de 5 à 190 €. Il y en a donc pour tous les goûts et pour tous les budgets. Voici donc une énième boutique-cadeaux, mais cette fois dans une ambiance sympa.