Les philanthropes écolo : la virginité au naturel

Depuis le début du siècle, des philanthropes, surtout nord américains, ont financé la protection de l’environnement en achetant des terres vierges. Depuis les années 1990, la tendance s’est déplacée dans les pays en développement où une élite un peu particulière, couples de milliardaires en quête d’un état de nature un rien surfait, achètent les forêts pour les protéger. Et tout cela sans aucune déduction d’impôt à la clef !

Depuis le début du siècle, des philanthropes, surtout nord américains, ont financé la protection de l’environnement en achetant des terres vierges. Depuis les années 1990, la tendance s’est déplacée dans les pays en développement où une élite un peu particulière, couples de milliardaires en quête d’un état de nature un rien surfait, achètent les forêts pour les protéger. Et tout cela sans aucune déduction d’impôt à la clef !

Le grand retour de la virginité…

Ceux que l’auteur Edward Hume nomme les Eco-Barons sont souvent très riches, américains et entrepreneurs, comme Douglas Tompkins (créateur de Esprit et North Face), Ted Turner (fondateur de TBS et de CNN) ou Roxane Quimby (fondatrice de Burts’ Bees). Après avoir fait fortune, ils se sont réveillés un matin et, comme Bill Gates ou les Google Brother, ont décidé de tout plaquer pour se dédier à une cause juste.

Douglas Tompkins et sa femme, appliquant les principes d’écologie dite « profonde » de leur gourou Arne Naess, ont acheté des milliers d’hectares de forêt en Patagonie chilienne et de terres cultivées au nord Est de l’Argentine.
Dans le premier cas, ils protègent une nature restée sauvage (car isolée et hostiles), dans le second ils la « re-naturalise », fermant les exploitations agricoles, afin que végétation et animaux reprennent le dessus. Ils remplacent ainsi les Etats chilien et argentin qui vendent leurs terres, comme la France vend ses prisons et ses hôtels particuliers, et les paysans qui quittent leurs fermes. Hommage aux sauveurs.

Exclusion et privatisation, vraiment la meilleur des protections ?

C’est là que pour moi, une question mérite d’être posée : Est-ce que le meilleur moyen de protéger la nature est d’en faire un bien de consommation et de la privatiser ? Est-ce que les directeurs d’une chaine de télévision ou d’une marque de combi de ski, parce qu’ils sont Green et riches, sont plus aptes à protéger un environnement que les personnes qui y vivent et entretiennent une relation vitale – fermiers, agriculteurs – avec ses ressources ?

C’est complexe… Et ça nous ramène aux vieux débats de l’écologie sur la privatisation des ressources.

C’est peut être ça au fond, la démocratie directe :

Oui, peut être que c’est ça, à travers la figure de l’éco citoyen responsable qui, face aux manquements de la puissance publique, s’investit pour le bien de la communauté. Les initiatives ne manquent pas. La Californie a crée le « passeport » de l’éco citoyen  (non c’est pas pour les travailleurs illégaux qui tondent le gazon après leur traversée du désert). Des associations, comme Cool Earth, te permettent d’offrir à ton pote pour ses 30 ans ½ hectare de forêt brésilienne pour la protéger, pendant trois ans, de la déforestation (ce n’est pas la glote de vieillir, regarde comme tu es utile !). Et puis c’est tout de même plus efficace d’acheter une forêt que de changer les comportements et les intérêts commerciaux. Non ?

Depuis le début du siècle, des philanthropes, surtout nord américains, ont financé la protection de l’environnement en achetant des terres vierges.

Depuis les années 1990, la tendance s’est déplacée dans les pays en développement où une élite un peu particulière, couples de milliardaires en quête d’un état de nature un rien surfait, achètent les forêts pour les protéger. Et tout cela sans aucune déduction d’impôt à la clef !

Ceux que l’auteur Edward Hume nomme les Eco-Barons sont souvent très riches, américains et entrepreneurs, comme Douglas Tompkins (créateur de Esprit et North Face), Ted Turner (fondateur de TBS et de CNN) ou Roxane Quimby (fondatrice de Burts’ Bees). Après avoir fait fortune, ils se sont réveillés un matin et, comme Bill Gates ou les Google Brother, ont décidé de tout plaquer pour se dédier à une cause juste.

Douglas Tompkins et sa femme, appliquant les principes d’écologie dite « profonde » de leur gourou Arne Naess, ont acheté des milliers d’hectares de forêt en Patagonie chilienne et de terres cultivées au nord Est de l’Argentine.
Dans le premier cas, ils protègent une nature restée sauvage (car isolée et hostiles), dans le second ils la « re-naturalise », fermant les exploitations agricoles, afin que végétation et animaux reprennent le dessus. Ils remplacent ainsi les Etats chilien et argentin qui vendent leurs terres, comme la France vend ses prisons et ses hôtels particuliers, et les paysans qui quittent leurs fermes. Hommage aux sauveurs.

Exclusion et privatisation, vraiment la meilleur des protections ?

C’est là que pour moi, une question mérite d’être posée : Est-ce que le meilleur moyen de protéger la nature est d’en faire un bien de consommation et de la privatiser ? Est-ce que les directeurs d’une chaine de télévision ou d’une marque de combi de ski, parce qu’ils sont Green et riches, sont plus aptes à protéger un environnement que les personnes qui y vivent et entretiennent une relation vitale – fermiers, agriculteurs – avec ses ressources ?

C’est complexe… Et ça nous ramène aux vieux débats de l’écologie sur la privatisation des ressources.

C’est peut être ça au fond, la démocratie directe :

Oui, peut être que c’est ça, à travers la figure de l’éco citoyen responsable qui, face aux manquements de la puissance publique, s’investit pour le bien de la communauté. Les initiatives ne manquent pas. La Californie a crée le « passeport » de l’éco citoyen  (non c’est pas pour les travailleurs illégaux qui tondent le gazon après leur traversée du désert). Des associations, comme Cool Earth, te permettent d’offrir à ton pote pour ses 30 ans ½ hectare de forêt brésilienne pour la protéger, pendant trois ans, de la déforestation (ce n’est pas la glote de vieillir, regarde comme tu es utile !). Et puis c’est tout de même plus efficace d’acheter une forêt que de changer les comportements et les intérêts commerciaux. Non ?

Ceux que l’auteur Edward Hume nomme les Eco-Barons sont souvent très riches, américains et entrepreneurs, comme Douglas Tompkins (créateur de Esprit et North Face), Ted Turner (fondateur de TBS et de CNN) ou Roxane Quimby (fondatrice de Burts’ Bees). Après avoir fait fortune, ils se sont réveillés un matin et, comme Bill Gates ou les Google Brother, ont décidé de tout plaquer pour se dédier à une cause juste.

Le grand retour de la virginité…

Douglas Tompkins et sa femme, appliquant les principes d’écologie dite « profonde » de leur gourou Arne Naess, ont acheté des milliers d’hectares de forêt en Patagonie chilienne et de terres cultivées au nord Est de l’Argentine.
Dans le premier cas, ils protègent une nature restée sauvage (car isolée et hostiles), dans le second ils la « re-naturalise », fermant les exploitations agricoles, afin que végétation et animaux reprennent le dessus. Ils remplacent ainsi les Etats chilien et argentin qui vendent leurs terres, comme la France vend ses prisons et ses hôtels particuliers, et les paysans qui quittent leurs fermes. Hommage aux sauveurs.

Exclusion et privatisation, vraiment la meilleur des protections ?

C’est là que pour moi, une question mérite d’être posée : Est-ce que le meilleur moyen de protéger la nature est d’en faire un bien de consommation et de la privatiser ? Est-ce que les directeurs d’une chaine de télévision ou d’une marque de combi de ski, parce qu’ils sont Green et riches, sont plus aptes à protéger un environnement que les personnes qui y vivent et entretiennent une relation vitale – fermiers, agriculteurs – avec ses ressources ?

C’est complexe… Et ça nous ramène aux vieux débats de l’écologie sur la privatisation des ressources.

C’est peut être ça au fond, la démocratie directe :

Oui, peut être que c’est ça, à travers la figure de l’éco citoyen responsable qui, face aux manquements de la puissance publique, s’investit pour le bien de la communauté. Les initiatives ne manquent pas. La Californie a crée le « passeport » de l’éco citoyen  (non c’est pas pour les travailleurs illégaux qui tondent le gazon après leur traversée du désert). Des associations, comme Cool Earth, te permettent d’offrir à ton pote pour ses 30 ans ½ hectare de forêt brésilienne pour la protéger, pendant trois ans, de la déforestation (ce n’est pas la glote de vieillir, regarde comme tu es utile !). Et puis c’est tout de même plus efficace d’acheter une forêt que de changer les comportements et les intérêts commerciaux. Non ?