L’Obama mortgage : Un subprime comme les autres

Si Obama était un emprunt, serait-il un subprime ? La crise du logement que traverse le pays du Yes We Can ressemble à s’y méprendre à la position politique d’Obama, un an avant qu’il ne se présente à sa réélection.

La Maison Blanche, trop chère pour Obama ?

Un quart des prêts immobiliers américains sont sous l’eau. Obama l’est aussi. Sa cote de popularité est faible et le naufrage pas si loin. Trois quarts des électeurs américains pensent que le pays fait fausse route sous sa direction. L’expérience et les compétences d’Obama sont-elles à la hauteur de la Maison Blanche ? Si les Républicains continuent à dénoncer avec vigueur son manque d’efficacité, de leadership et de sincérité, pas sûr que créer un Tumblr suffira à le faire réélire l’année prochaine.

D’un côté, les institutions financières ont accepté de financer les achats de maison à des emprunteurs qui ne pouvaient pas se le permettre aux vues de leur capacité de remboursement. Une mère célibataire travaillant chez Wal-Mart avait accès à la propriété en 2008. De l’autre, au même moment, les Américains font confiance à un jeune sénateur de l’Illinois en lui accordant le prêt ultime, la clé de la Maison Blanche. Un espoir fièrement brandit contre la bande de voyous de Bush. Un peu comme la mère célibataire de Wal-Mart, il a réalisé son rêve américain, au prix de la solvabilité.

Syndrome post-euphorie

Les Américains ont réalisé simultanément que la valeur d’une maison n’est pas assurée, et que l’espoir ne peut être le fondement d’une stratégie économique. Dans un foyer, le remords du post-achat d’une maison est un sentiment courant. En politique, on se garde bien de demander aux démocrates s’ils ne regrettent pas leur achat. Il y a quatre ans, ils ont opté pour la baraque de Barack mais ils déménageraient bien aujourd’hui sur la colline Clinton.

Le déni est commun aux prêteurs non solvables et au président croulant sous la dette. Celui-ci préfère traverser le pays dans son bus de campagne pour lever des fonds en espérant que personne ne remarquera qu’il est un mauvais payeur de la dette. Cette campagne est critiquée par les républicains. Ils reprochent  à Obama d’être le « Campainer-In-Chief » au lieu du « Commander-In-Chief ». Ils en ont même fait une pub dans laquelle « Change » devient « Make It Worse ».